Le grand voyage du petit Dixou


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Avril 2011

RÉCITS





Avril 2011,
Le retour...





Jour 176, nuages 30C
1er avril 2011,
Départ de Georges Town à à 16h00 pour Staniel Cay

En avant-midi, Chris et Divya passent nous dire au revoir et nous, nous levons l'ancre pour aller au village faire les derniers achats et aussi prendre la météo au Super où il y a la meilleure connexion au village pour 5 $ Car, selon notre plan, Staniel Cay nous attends quelques 55 milles nautiques plus loin.

Le site météo préféré du Capitaine est Passage Weather. mais, il va toujours voir aussi Win Guru. Après comparaison des deux sites, le Denis se fait une idée et prends les décisions de la navigation en conséquence. Aujourd'hui, après consultation, tout semble bon pour nous. Comme convenu, nous levons l'ancre à 16h00 pour Staniel Cay.

Les 15 noeuds de vent au travers s'essoufflent assez vite et nous obligent à partir le moteur. La nuit arrive et plus un pet de vent. Le capitaine est aux aguets. C'est comme si nous étions au centre d'une dépression. Le calme avant la tempête ! Trop calme, le capitaine n'aime pas ça. Nous affalons la grand voile qui ne sert plus à rien, enroulons aussi le génois. Nous faisons la lecture régulière du baromètre et passons plus de temps dehors à l'écoute des développements. Cette nuit, la mer se fait sournoise. Elle sent l'humidité, elle est noire et épaisse. La lune n'est pas à son poste. Mes amies les étoiles ne sont pas là non plus. À la place, au loin, des éclairs de chaleur qui illuminent une grande partie du ciel. Rien de rassurant. Le radar détecte des cellules orageuses fréquemment. Je me dis : Sylvie fait ton travail de garde et chasse tes idées noires, nous n'en avons pas besoin. Alors, pour ne pas faire grandir cette peur, entre mes tours de garde, j'écris. J'écris à mes amis, j'écris pour le site de Dixou. Je dois travailler fort mon esprit sur l'écriture, car aussitôt que je me lève les yeux, la peur me saute dessus. Je me dis que je suis en train de vivre mon premier orage électrique en mer. Les éclairs de chaleurs sont devenues des éclairs d'orage, j'entends le tonnerre qui se rapproche à chaque grondement. Maintenant c'est le ciel tout entier qui s'illumine. Toujours pas de vent. Nous passons à action : le radar en permanence, les prises d'alimentation coupées (les radios débranchées), personnes ne touchent au mât ou toutes autres sources de métal. La radio portable est allumée. Juste 4 noeuds de vent. L'anémomètre indique des chiffres non représentatifs certainement dû à l'électricité dans l'air. Nous suivons avec le radar, le déplacement de l'orage qui semble se stationner au-dessus de nous. Plus d'une heure à être sur le qui vive. Mais combien intense ses minutes ? Dans c'est moment-là aussi, tout comme dans la '' passe '' de Joe Sound, nous trois, nous devons faire qu'un. Denis qui orchestre les manoeuvres de décision, Sylvie qui exécute avec le plus grand sang froid possible et Dixou avec tous ses équipements tient le coup.

À 3h30 du matin, tout est derrière nous, je dis au capitaine d'aller dormir une heure pour se reposer un peu car de nous trois, c'est lui qui doit être le plus en forme.

Toute une nuit !


Jour 177, Soleil 28C
2 avril 2011
Staniel Cay

Nous arrivons à Staniel à 8h30 AM et très heureux de mettre l'ancre pour dormir au calme jusqu'à midi. Après un bon petit déjeuner, nous déplaçons Dixou vers l'île qui abrite une grotte que nous voulons aller voir en apnée. En passant devant un voilier, deux personnes nous font signe de venir. Ah mais, nous étions attendus à ce que je vois. Le voilier Breton a entendu au réseau du Capitaine que Dixou était arrivé à Staniel. Annick et son fils Yves nous invite, après notre plongée, à venir les voir, ils ont le goût de parler Français. Plus j'y pense, plus je crois connaître se voilier. Ça y est, ça me revient. Nous avons croisé l'équipage à St-Martin, dans la baie de Marigot. Ils étaient venus nous dire qu'ils avaient déjà eu un voilier comme le nôtre.

La grotte de Staniel est un incontournable dans les Bahamas. Sa visite doit se faire à marée basse puisque son ouverture est accessible seulement à ce moment. Cette grotte a été rendue célèbre à la suite du tournage d'un film de James Bond tournée en 1965, Thunderball. L'endroit est tellement beau. L'eau limpide, la luminosité, la flore et les poissons s'unissent pour nous faire passer un moment unique. De retour au voilier, nous avons hâte de voir nos photos. Et vlan !, comme j'arrive pour recharger l'appareil photo, je vois la carte SD de l'appareil restée sur la table. %?%pas possible... Bon, je me dis : il y a pire que ça dans la vie !

Et c'est bien vrai ! Comme convenu, nous retournons nous ancrer tout près du voilier Breton et apprenons leur histoire des dernières heures : Le matin, il y a eu un accident à bord. Le père, un marin d'expérience, a voulu montrer à son fils comment fonctionnait le fusil lance fusée afin de se défendre contre d'éventuels pirates. Plusieurs mois avant, le père avait mis une cartouche dans le fusil lorsqu'ils étaient au Brésil et il avait oublié cela. Le coup est parti tout seul à l'intérieur du bateau. Pour éviter l'incendie à bord, il a pris à main nu le projectile en feu pour le jeter à la mer. Il a eu les deux mains brûlées. Le père est parti en ambulance par avion jusqu'à Nassau. À 17h00, comme nous sommes toujours à bord avec eux, un bateau moteur arrive pour annoncer que le père devra rester à l'hôpital jusqu'à vendredi (5 jours) car ses mains sont brûlées en profondeur et il y a danger de perdre un bout de doigt.

Nous passons une partie de la soirée avec eux et discutons des différentes solutions pour eux d'atteindre Nassau en cinq jours, considérant que l'équipage n'est pas habitué de naviguer seul, sans leur Capitaine. Courage les amis. La nuit porte conseil!

Ah que oui ! Il y a pire qu'une carte SD oubliée de mettre dans un appareil photo.

Pas de photos aujourd'hui.



Jour 178, soleil 27C
3 avril 2011
Staniel Cay

Au petit déjeuner, Denis et moi échangeons sur cet accident. Comme c'est bête et comme ça arrive vite un accident. Aucun n'équipage n'est à l'abri d'un accident. Nous avons beau être prudents, un accident, c'est un accident. Tout peu basculé en une fraction de seconde.

À la marée haute de 10h00, nous aidons nos amis à déplacer leur voilier en lieu sûr pour se protéger des vents des prochains jours. La nuit a fait son œuvre et l'équipage a décidé de nous suivre jusqu'à Waderick Well. Nous partirons donc ensemble demain matin.

Avant de retourner nager dans la grotte, Denis Et moi, allons dire bonjour à ce petit coin de terre tranquille qu'est Staniel. Ici peu d'autos et il est fréquent de trouver une voiturette de golf garée à l'entrée des maisons. Les arbres fleuris nous remplissent les yeux de couleurs vives. Cette longue marche est agréable. Mais, il ne faut pas manquer l'étale de basse mer pour la grotte.

Allez, prise deux, pour la grotte et je ne m'en plains pas, car c'est si beau.

De retour, nous prenons l'apéro à bord du voilier de nos amis. Denis et Yves font ensemble la navigation pour demain. La confiance s'installe pour le nouveau Capitaine. Ça va bien aller se disent-ils.


Jour 179, Soleil
3 avril 2011
De Staniel cay à Waderick Well

Tel que convenu, nous levons l'ancre à 11h00 pour Waderick Well avec l'autre voilier. Le capitaine du jour Yves et son équipière Annick. Magnifique navigation, Dixou voile arrisées avec des vents de 18 à 23 noeuds arrière et grand largue. Sublime ! Les Bretons, Annick et Yves sont fiers de leur navigation. Bravo les marins !

À notre arrivée, nous sommes accueillis par un requin nurse. Rien pour rassurer la baignade. La saucette sera rapide aujourd'hui à moins que nous restions sur la tablette arrière...

Nous invitons les Bretons pour le souper. Annick et Yves apprécient ce moment de détente après les évènements des derniers jours. En soirée, Denis aide Yves à faire sa navigation pour la route de demain, car il doit, avec sa mère, poursuivre leur route vers Nassau pour y rejoindre son père qui est toujours à l'hôpital.


Jour 180, Soleil 29C
5 avril 2011
Waderick Well

Une nuit houleuse pour nous. Pas très bien dormi. Mais cela ne nous empêche pas de prendre une grande marche sur l'île en avant-midi avec Annick et Yves. Quels beaux points de vue à Waderick Well.

Comme le veut la tradition, nous grimpons à Boo Boo Hill, là où par temps clair, nous pouvons voir l'éternité. Nous y déposons le nom Dixou inscrit sur un morceau de bois. Et ainsi, les esprits de l'île se souviendront de nous et nous accompagneront sur la mer avec des bons vents.

Vers onze heure, nous saluons Annick et Yves et leur souhaitons bonne route car on doit se séparer ici. Aies confiance en toi Yves, tu sauras mener à bon port le voilier de ton père. Annick et Josic , vous pouvez être fier de lui, après tout, il est l'enfant de marins.


Jour 181, Nuages 26C
6 avril 2011,
Waderick Well

Toute la nuit, Dixou s'est bercé assez fort, perturbant le sommeil de l'équipage. Mais comme il fait beau et chaud, la baignade matinale atténue quelque peu la fatigue.

Par radio, nous avons des nouvelles du voilier Le retour de Galbort. Ils ont passé la nuit à Norman Cay et sont en route vers Nassau. Tout va bien pour eux. De jour en jour, l'équipage prend confiance.

En matinée, à l'étale de haute mer, nous allons faire une plongée en apnée sur les coraux. Comme c'est beau. Sous nos yeux, langoustes géantes, tortues et un poisson qui se nomme Nassau Grouper. Dommage que nous ne puissions pas les pêcher dans ce parc !

En après-midi, après la sieste, Denis, sur le sable, répare les cordages de l'annexe pendant que moi je vais marcher de plage en plage à travers les sentiers de l'île. Je marche sur des roches volcaniques remplies de troues. Attention pour ne pas tomber dans ces troues qui peuvent atteindre jusqu'à 1.80 mètre, 8 pieds.

En fin d'après-midi, à l'étale de basse mer, nous retournons faire de l'apnée sur les coraux, Je ne me lasse pas de voir toute cette vie sous-marine. Sur le chemin du retour, nous sommes invités à bord du Xiphos, Ovni 45, pour l'apéro chez les français Daniel et Émanuelle, qui sont des amis du voilier le Retour de Galbort. Se joint à nous, Jean, Michelle, Bénédite et Alex du voilier Maclow, des Bretons. Ah ces marins Français, nous avons bien du plaisir avec eux.


Jour 182, nuages 26C
7 avril 2011,
De Waderick Well à Allan's Cay, Bahamas

Au matin, après avoir étudié la météo, nous décidons de naviguer aujourd'hui jusqu'à Allan's Cay question de faire une dernière halte dans les Exumas avant de mettre le cap sur Lucaya au Grand Bahamas qui sera notre position pour rejoindre notre continent : l'Amérique.

Toute la journée, nous naviguons sur le Yellow banc, c'est-à-dire dans 4.5 mètres (15 pieds) avec des vents oscillant entre 12 et 15 noeuds tantôt arrière, tantôt sur notre travers. Comme il fait bon de faire de l'aussi belle voile.

Notre arrrivée à Allan's Cay vers 16h00 était magique. Une petite île en forme de fer à cheval avec deux petites ouvertures qui nous tendent les bras. Quelques voiliers et bateaux moteurs sont déjà abrités pour la nuit. Nous sommes surpris d'y rencontrer un joli petit bateau moteur de l'Arizona, tout un voyage pour lui ! Dixou lui, pause l'ancre dans quatre pieds d'eau. La nuit sera calme dans ce mouillage.

Nous prenons l'annexe et Denis rame jusqu'à terre. Des iguanes viennent nous dire bonjour, pour être franche, je crois qu'elles sont plus intéressées par le bout de pain que nous avons à leur offrir. Donnant, donnant, un bout de pain pour une photo, chacun respecte le pacte.

En soirée, Denis prépare la navigation pour demain. Les vents seront favorables pour les quatre prochains jours. Pour nous, c'est une porte entrouverte pour la traversée du Golf Stream. Nous verrons en route car d'ici à Grand Lucaya il y a 152 Nm.


Jour 183, Soleil 28C
8 avril 2011,
En mer

À 8h00, l'ancre est levée et Dixou, les fesses serrées, franchit l'étroite sortie de Allan's Cay pour diriger son étrave vers l'Exumas Sound pour ensuite utiliser le Douglas Channel qui nous permettra de reprendre la mer vers Grand Lucaya situé près de Freeport. Ce passage à une profondeur qui varie entre 8 et 15 pieds. L'eau est translucide et nous pouvons distinguer facilement les têtes de coraux.

Pour la pêche à la traine, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux. Je dois régulièrement enrouler la corde pour dégager l'hameçon qui est plein d'algues. Tout de même, je suis récompensée en fin d'après-midi en attrapant un petit poisson. Notre livre sur les poissons nous confirme que c'est un bar jack. Délicieux comme entrée.

Comme le vent est faible et que le voilier va tout seul sous moteur et pilote automatique, Denis a du temps de libre et aime bien pratiquer ses noeuds. En tant qu'instructeur de voile, il garde toujours la main.

Et c'est dans cette tranquillité que nous disons au revoir à cette magnifique partie des Bahamas que sont les Exumas.


Jour 184, Soleil 29C
9 avril 2011
En mer

Une belle nuit est passée à naviguer sous voiles, aider du moteur. Nous parlons souvent des couchers de soleil alors qu'il y a aussi de magnifiques levées de soleil. Je pense à la chanson de Jacques Michel (chanteur Québécois), un nouveau jour va se levée ... Aujourd'hui, n'est pas une exception, la différence, c'est ce cargo qui passe juste au même moment.

La prise d'un thon vient créer de l'action à bord et aussi garnir le réfrigérateur. Comme le temps est toujours calme, je profite de cette petite brise pour laver mes paréos. Faut dire que dans le sud, je porte régulièrement le paréo. Pour moi c'est vite enfilé, ça se lave avec très peu d'eau et ça sèche en peut de temps. Parfait sur un voilier.

En fin d'après-midi, après avoir pris connaissance des derniers bulletins météo, nous décidons de poursuive vers le Gulf Stream et aller directement aux USA. Décision prise en rapport à notre horaire pour notre retour au travail et notre préférence pour une mer confortable. C'est simple, si nous arrêtons à Grand Lucaya pour y rester deux jours, le vent tournera au nord, donc les conditions pour traverser le Gulf Stream ne seront plus favorables et nous devrons attendre la fin du front froid, ce qui nous mènerait vers le 15 avril. Trop serré pour nous. Nous ne voulons pas forcer la navigation, donc nous profiterons de cette fenêtre météo et traverserons directement.


Jour 185, Soleil 28C
10 avril 2011
Arrivée à Fort Pierce, USA

La nuit s'est très bien passée. Le petit croissant de lune était bien allumé et nous apportait, avec les étoiles, une présence nocturne. Le Gulf Stream c'est très bien traversé. Je m'explique, le Gulf Stream est comme une large rivière dans la mer avec un courant très fort coulant vers le nord. Si les vents sont le moindrement forts avec une composante nord, les vagues seront abruptes et cassantes, donc dangereuses. Les navigateurs redoutent la traversée du Gulf Stream.

En regardant le spectacle du levée du jour, je mets ma ligne à pêche à l'eau. Car tout bon pêcheur nous dirons que la pêche, c'est le matin que ça se passe. Et bien je leur donne raison. Déjà à 9h30, j'ai pris une dorade, un thon et un blue runner et échappé un autre thon. La poissonnerie à bord Dixou est sur un rush. La cuisinière aura à faire aller sa créativité culinaire.

L'excitation de la pêche passée, debout dans le cockpit, regardant l'infiniment bleu, je suis nostalgique. Des flash back ? Déjà les USA ? Il nous reste un mois avant de rentrer à la maison. Eh oui, le prochain mois ne sera pas pareil ! Les baignades matinales dans de l'eau turquoise s'est déjà du passé? Quelques heures après, en prenant les courriels, ma sœur à su décrire ce que je ressentais cette après-midi : dans quelques heures vous serez surement amarré aux États-Unis, le cœur serré, pris entre le rêve réalisé, les beaux moments passés maintenant faisant parties du passé et le retour très bientôt à la vie soi disant normale. Le chemin parcouru fait partie du chemin de la vie. Le chemin parcouru sert de tremplin pour le chemin de demain; bonne continuation..

À 13h00, nous entrons sur notre continent, l'Amérique du Nord. C'est à Fort Pierce aux USA que nous poserons nos pieds. La fenêtre météo est encore grande ouverte mais le niveau de diesel nous empêche d'aller plus loin.

Oui, le prochain mois sera bien différent. La cote Est Américaine sera autre chose et c'est à moi d'y voir ce qu'elle a de meilleur à m'offrir.

Jour 186, 187 soleil 30C
11, 12 avril 2011
De Fort Pierce à Ponce Léon

Ce matin, finalement, nous réussissons à rejoindre par téléphone le service des douanes pour recevoir le "arrival number " Par la suite, nous nous rendons à l'aéroport de Fort Pierce pour présenter ce fameux numéro au douanier et recevoir l'autorisation d'entrer officiellement aux États-Unis. L'aller-retour en taxi se fait avec l'équipage du voilier Mathurin II à son bord, le père Robert et le fils Philippe de Saint-Lambert. Joyeux " team " qui arrivent tout juste des Turck and Caicos. Ils ont toute notre admiration à naviguer aussi loin sans pilote automatique.

Les formalités complétées, Dixou lève l'ancre pour reprendre la mer avec comme objectif d'atteindre St-Augustine dans 30 heures et ainsi arriver avant le front froid annoncer pour mardi.

Une nuit mouvementé, le vent qui tourne et s'amplifie. Enroule le génois, déroule le génois, prend un ris, puis un autre, vent dans le nez, nous affalons tout. Au petit matin, nous décidons d'entrée à l'intérieur des terres à Ponce de Léon. Excellent choix ! Même avec 20Nm de plus à parcourir. Dixou se pavane dans cet intercoastal qui en a vu passé des bateaux depuis des centaines d'année.

Je suis surprise par tant de nuages. Il y a si longtemps que je n'ai pas vu un ciel aussi couvert. Étonnant d'assister à l'arrivée du front froid. C'est comme dans les livres. D'abord, le mur gris à l'avant, le vent qui tourne à vue d'oeil et qui souffle pour se faire un chemin et ensuite d'un coup, il " shift " au nord. Et là, le froid nordet s'installe, nous sortons nos vestes plus chaudes que nous n'avions pas mis de l'hiver !!!

Après quelques heures, le vent tombe et c'est dans le calme de la rivière Matanzas que nous posons l'ancre. Comme le soleil est encore bien haut, nous allons à terre pour marcher dans le parc juste en face du Fort Matanzas et en apprendre sur l'histoire du fort qui fut construit en 1740 par les Espagnols.

La voile, c'est aussi savoir faire dormir son équipage en eau calme pour apprécier la plaisance.

Bonne nuit.


Jour 188, soleil 26C
13 avril 2011,

De rivière Matanzas à St-Augustine

Cette nuit, nous avons dormi comme des bébés. Après 11 heures de sommeil, c'est un équipage joyeux qui lève l'ancre en direction de St-Augustine. Même Dixou ronronne gaiement car toute la nuit, il s'est fait masser la bedaine par le courant de la rivière.

Le paysage est façonné d'immenses résidences avec bien sûr, le yacht à la porte. Mais je ne vois personne? Certainement trop occupé pour en profiter !

À notre arrivée à St-Augustine, vers midi, nous passons à la marina municipale pour faire le pleine d'eau et de diesel et aussi dessaler le bateau avec de l'eau douce. J'aime quand Dixou peut prendre une douche et être tout doux.

St-Augustine, une ville très accueillante pour les plaisanciers. La marina municipale offre des morrings pour seulement 20.00$ par jour, offrant douche et stationnement sécuritaire pour l'annexe. C'est décidé, nous passerons quelques jours ici.

Après s'être occupé de Dixou, c'est maintenant à nous d'aller prendre une douche. Ah ! Une douche chaude, quelle plaisir ! Quelle jouissance ! Notre dernière douche remonte en novembre dernier. Oups j'ai oublié, nous avions pris douche froide en janvier dans les Îles Vierges Britanniques. Bien que se laver dans la mer à son cachet, une douche chaude demeure un bon moment pour mon corps.



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